La Calcite bleue et le lac enchanté

L’énergie de la calcite bleue vibre sur la même fréquence qu’un lac tranquille, baigné par la lumière dorée d’un matin d’été. Un lieu suspendu, où l’air est doux, presque tiède, et où le temps semble s’être arrêté à l’aube.

Associée au chakra de la gorge, la calcite bleue nous rappelle que la parole juste ne peut naître que d’un espace intérieur apaisé. Communiquer avec authenticité demande du silence, de l’écoute, et surtout de la patience. La calcite bleue enseigne cette patience-là, celle qui ne force rien, qui laisse les choses émerger à leur rythme, comme les premiers reflets du soleil à la surface de l’eau.

Sa présence agit comme une caresse lente sur nos fardeaux intérieurs. Ceux que l’on porte depuis longtemps, parfois sans même s’en rendre compte, et qui épuisent silencieusement notre énergie. En invitant à l’expression de soi, en déliant les mots retenus et les émotions contenues, elle apaise en profondeur les tensions accumulées. Le souffle devient plus ample, le corps plus léger, l’esprit moins agité.

Il arrive alors que des souvenirs enfouis refassent surface. Non pas de manière brutale, mais comme une sensation diffuse. Une émotion apparaît, sans visage précis, sans histoire clairement identifiable. C’est le langage de la mémoire oubliée.

Nous oublions parfois pour survivre, pour avoir moins mal. Mais l’oubli n’est pas toujours une guérison : il est souvent une mise à distance. La calcite bleue nous invite à nous souvenir avec douceur, à regarder ce qui a été enfoui non pour raviver la douleur, mais pour la laisser s’évaporer.

Peu à peu, les cauchemars s’estompent. Les émotions se clarifient. Ce qui était confus retrouve une forme, un sens. La calcite bleue aide à libérer les non-dits, ces poisons silencieux et insidieux qui s’installent dans les interstices de l’âme. Elle nous apprend que dire, c’est parfois simplement se souvenir.

Lorsque la mémoire se restaure et que les blessures s’apaisent, un paysage intérieur se révèle. On se retrouve alors au bord de ce lac tranquille, un matin d’été. L’eau est lisse, le ciel promet une journée ensoleillée. Tout est si calme.
Il y a dans l’air quelque chose de familier, comme un souvenir d’enfance, celui des premiers jours de vacances, quand on se réveillait avec les premiers rayons du soleil, le cœur apaisé et l’esprit libre.

La calcite bleue est ce lac paisible.
Un lieu enchanté où règne la sérénité, et où l’âme se repose enfin.

A mon ami Cyril

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